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Par goffartjeanmarc dans Accueil le 25 Décembre 2011 à 15:25
POURQUOI FAIRE SIMPLE, QUAND ON PEUT FAIRE COMPLIQUE ?
Essayons pendant un moment de nous mettre dans la peau du visiteur étranger qui découvre notre joyeuse petite terre d'accueil. Au volant de sa voiture, il aura vite compris qu'en Belgique, l'identification des villes, ce n’est pas simple !
S'il revient de vacances au soleil et qu'il cherche à se rendre à Antwerpen, il faudra bien qu'on lui ait appris à l'école, que chez nous, pour se rendre à Antwerpen c'est évidemment les flèches qui indiquent "Anvers" qu'il convient de repérer.
S'il est Danois et qu'il veut visiter la superbe place Saint-Lambert de Liège, il vaut mieux qu'il ne soit pas d'abord allé admirer les champs de tulipes en "Holland". Sinon comment savoir que pour gagner Liège, c'est les flèches indiquant "Luik" qu’il faut suivre.
Et ne parlons pas de nos amis français, pressés de regagner la mère patrie et qui sillonnent comme des fous, la rage au cœur, toute la région flamande à la recherche du bon itinéraire pour rejoindre Lille. Un Français ne sait pas, n’a jamais su et ne saura jamais que la métropole du Nord de l’hexagone est rebaptisée « Rijsel » sur les autoroutes de « Vlanderen »
On a beau savoir que les Belges affichent leur surréalisme avec la fierté du coq wallon qui étale le panache coloré de ses plumes caudales ou du lion des Flandres toutes griffes dehors. Il vient un moment où le surréalisme entre en compétition avec une autre qualité humaine qu'on appelle la bêtise. Et là, on est pile dedans.
Bien sur, me direz-vous, le législateur belge, dans sa grande sagesse a prévu, sur un même panneau, de faire figurer le nom de la ville et sa traduction dans l'autre langue fédérale (tant pis pour nos compatriotes germanophones). Moi qui ne suis ni législateur ni sage, oserais-je faire remarquer que ces doubles indications alourdissent inutilement les panneaux routiers et sont dangereuses car elles focalisent pendant plus longtemps l'attention du conducteur ?
Ces doubles indications encombrent également les cartes routières qui seraient plus lisibles si les cités étaient désignées par un seul nom. La presque totalité des villes belges sont parfaitement identifiées comme appartenant à une communauté linguistique ou à l'autre. Gent est flamande, appelons la « Gent ». Namur appartient à la communauté française, appelons la « Namur ».
L'on pourrait maintenir les deux noms pour les rares villes qui sont, à juste titre, revendiquées par les deux communautés. Ce serait facile, intelligent, économique et respectueux de l’autre communauté.
L'Afrique indépendante a changé le nom de beaucoup de ses villes au 20e siècle, cela a-t-il posé un problème ? Chez nous, il ne s'agirait même pas de changer les noms mais, tout simplement, de confirmer pour chaque cité le nom qui est le sien.
Goffart Jean-Marc
Genappe
Janvier 2012
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Par goffartjeanmarc dans Accueil le 25 Décembre 2011 à 13:01
Quand on a juste quinze ans, on n’a pas le cœur assez grand pour y loger toutes ces choses là !
(Daniel Guichard : « Mon Vieux »)
Lorsque j’entends cette chanson, elle m’impose un souvenir de jeunesse dont je ne suis pas très fier et que je ne puis évoquer sans un serrement de cœur. Le souvenir d’un des trop rares moments passés avec mon père, ce discret héro d’une vie quotidienne faite d’initiative, d’idéalisme et d’amour du travail bien fait.
Mon père a dû souffrir de ne pas être reconnu, même par son fils, pour ce qu’il était, pour ce qu’il faisait. Je le regardais distraitement comme un père nourricier sans considération pour sa tâche d’agent de l’administration coloniale à Elisabethville. Sa personnalité, son travail, ses réalisations passaient pour normales, nous les regardions sans les voir et sans lui faire l’honneur du moindre commentaire. Sa fonction aux Travaux Publics d’Elisabethville était, à cette époque, de construire pour les travailleurs congolais des maisons familiales.
Aujourd’hui, je garde de mon père le souvenir d’un homme de terrain, la truelle à la main avec son casque blanc orné de la prestigieuse « plaque à poule » ; mais aussi avec son short blanc, beaucoup trop ample pour son tour de taille. Il connaissait les noms de tous ses ouvriers, il les formait et les dirigeait en leur parlant (très mal) dans leur propre langue.
Un dimanche, timidement, il me prend à part et me demande si je veux l’accompagner sur son chantier pour me montrer ce qu’il réalisait tous les jours de la semaine avec son équipe de maçons, de charpentiers, de peintres, de plombiers et d’électriciens. J’ai bien évidemment réagit en « faisant la tête » ; il a insisté gentiment, il avait envie d’en parler à quelqu’un et je l’ai suivi en traînant la patte, en affichant ma mauvaise humeur.
Arrivé sur le chantier, il m’a montré les maisons en briques cuites dont ses travailleurs terminaient deux ou trois exemplaires par semaine. C’étaient des maisons coquettes alignées le long de petites avenues qui seraient ultérieurement bordées d’arbres par la pépinière de la ville (des cassias). Chaque maison était équipée d’eau courante, de l’électricité, d’une cuisine extérieure, d’une douche et de sanitaires. Une salle de séjour et deux ou trois chambres selon l’étendue de la famille qui occuperait les lieux. Je me souviens du pan de mur que mon père avait monté lui-même pour expliquer à ses maçons les détails d’une bonne construction.
Autour de chaque maison, une parcelle de terrain pour le jeu des enfants ou pour un carré de tomates ou de pili.
Bien des années plus tard, j’ai réalisé avec émotion que ce moment passé avec mon père fut un des plus précieux de mon existence. Mais ce jour là, je crois avoir été odieux d’indifférence et de mine renfrognée. Pourtant, une simple expression d’intérêt de ma part aurait certainement rendu mon père très heureux.
Mais, comme le dit la chanson : « Quand on a juste quinze ans. … » . Pardon Papa !
Goffart Jean-Marc
Septembre 2011
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Par goffartjeanmarc dans Accueil le 15 Octobre 2011 à 14:57
Octobre 2011
Qu’en termes approximatifs, ces choses là sont dites !
Que penser de la dernière trouvaille de MM les journalistes radiophoniques pour parler « jeune », lorsqu’ils se passent la parole en se quittant poliment ? Ils envoient sur les ondes, une expression qu’ils trouvent probablement « géniale » : « A très vite, cher collègue » et l’on pousse le micro vers le dit respecté collègue. Moi qui ne suis pas jeune, je dirais « à tout à l’heure », « à bientôt » ou encore «à demain », expressions probablement éculées, vestiges ringards d’un langage démodé mais qui ont au moins le mérite de ne pas emberlificoter les notions de vitesse et de temps.
Si j’osais un raccourci audacieux, je rappellerais à messieurs les journalistes que « vite » est une « unité tachymétrique » dont la fonction est d’exprimer une vitesse (un espace parcouru en un temps donné) et non pas une durée. « A très vite », je ne sais pas ce que cela veux dire, mais ce n’est certainement pas une expression adéquate pour convenir d’une prochaine rencontre.
« Notre motard de « bonne route assistance » nous signale un souci sur la E411, les automobilistes sont pris dans un bouchon … ». S’agit-il bien d’un « souci » ? Ne dirait-on pas plus judicieusement « un problème » ou un « embarras de circulation » ? On se fait du souci pour un enfant malade, pour un(e) étudiant(e) qui présente des examens , pour une cordée d’alpinistes en risques d’avalanche. Un souci c’est une préoccupation profonde, intérieure qui affecte l’âme (c’est quoi ça ?). On ne se fait pas du souci pour une file de voitures.
MM les journalistes, des enfants vous entendent, ne leur désapprenez pas le français !
Goffart Jean-Marc
Genappe
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Par goffartjeanmarc dans Accueil le 25 Septembre 2011 à 14:17
Septembre 2011
Le grand voyage du bois de Wallonie
Il paraît que nous avons chez nous en Wallonie des forêts superbes, il paraît aussi que les chênes centenaires produits par nos forêts sont d’une qualité exceptionnelle pour la fabrication de meubles prestigieux, de lambris dorés, de parquets chauds, esthétiques et inusables. Légitime fierté du Belge chauvin que je suis de pouvoir afficher à la face du monde entier un tel trésor national.
Fierté, pas sûr ! Plutôt la honte et pour de bonnes raisons. Si l’on pousse un peu, voici ce que l’on découvre. Nos chênes centenaires, une fois abattus sont ébranchés et leurs troncs entassés dans de gigantesques conteneurs. Si un conteneur ne ferme pas, parce que l’un ou l’autre tronc est trop long, on en ampute la base qui est pourtant la partie du fût la plus précieuse.
Les conteneurs sont envoyés au port d’Antwerpen par camions ou par train (pollution, frais de transport). Au port, ils sont chargés sur des cargos (manutention coûteuse) et expédiés pour un voyage interminable en Chine (frais de transport, gabegie de gas-oil, pollution atmosphérique par le CO2 et marine par les vidanges).
En Chine nos chênes sont sciés, usinés en planches ou en mobilier puis rechargés sur des cargos pour être renvoyés en Europe par le même chemin.
Il y a plus de 250.000 chômeurs en Wallonie. Serait-il vraiment abusif de proposer à quelques-uns d’entre eux de faire chez nous le noble et valorisant travail du bois ? Ce métier que des travailleurs chinois sont capables de faire chez eux.
Notre dynamisme industriel n’est-il pas suffisant pour créer au milieu des forêts ardennaises une scierie moderne, rationnelle, qui proposerait à des ateliers belges de menuiserie ou d’ébénisterie du bois wallon de qualité. Cette industrie contribuerait certainement au décollage tant attendu de notre Région wallonne émergente.
Si les forêts ardennaises étaient flamandes, gageons qu’il y a longtemps que ces infrastructures existeraient en Belgique.
Goffart Jean-Marc
Genappe
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Par goffartjeanmarc dans Accueil le 6 Août 2011 à 11:08
Juillet 2011
Pension de retraite, par un financement digne et solidaire
Pourquoi perpétuer l’humiliante situation des retraités que les jeunes générations accusent de vivre à leur crochet ? Pourquoi ne pas mettre fin aux récurrents reproches de transferts de fonds de la Flandre vers la Wallonie par « solidarité sociale » ?
Nous avons en Belgique des Caisses de Pensions officielles de l’Etat, qui fonctionnent très bien avec un personnel compétent qui est déjà en place. Il n’y a rien à créer, il n’y a personne à engager, il n’y a aucun investissement nouveau à supporter.
Une seule chose à faire : prendre la décision politique d’organiser le financement de ces caisses officielles de pensions par le travailleur lui-même pendant sa carrière professionnelle, financement par une cotisation personnelle (additionnée d’une contribution patronale). Le capital ainsi constitué sera restitué au travailleur lorsqu’il sera retraité.
Actuellement les travailleurs paient leur future pension de retraite par le biais d’impôts, de taxes et autres cotisations personnelles dont on ne sait trop l’usage qui en sont faits. Tout le monde paie pour tout le monde et personne n’y voit clair, c ‘est la « solidarité » amphigourique qui permet les interprétations vicieuses citées plus haut.
Baissons les impôts personnels, taxes et autres cotisations domestiques. Les économies ainsi réalisées par le travailleur seraient converties en une cotisation individuelle auprès d’une caisse de pension officielle (surtout pas privée). Le travailleur verrait concrètement l’utilisation de son investissement.
Pour ceux ou celles qui seraient objectivement dans l’incapacité de constituer le capital de leur future pension, personne ne rechignera à une petite cotisation supplémentaire par une cordiale et véritable solidarité.
Si cette organisation n’était pas possible dans les années 1940 lorsqu’on a créé les Caisses de Pension (on ne pouvait démarrer que par la solidarité intergénérationnelle), il y a cinquante ans qu’on aurait pu passer à une organisation plus transparente et moins sujette à toutes sortes de controverses.
Goffart Jean-Marc
Genappe
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